14 septembre 2026

Roman : Le passage des cygnes 2026

  Le passage des cygnes


C'est mon premier roman publié avec le concours de l'agence littéraire Librinova, en mars 2026. 

La situation

Guillaume et Hélène sont deux personnages en quête dans la France d'aujourd'hui. Ils vivent tous les deux à Meaux. Par l'intercession d'amis communs leurs chemins de vie en viennent à se croiser. Ils s'apprivoisent peu à peu : les conversations, les marches dans la nature les éveillent à leurs liens profonds. Le livre est une histoire d'amour où la poésie et la nature sont omniprésentes.

L'ouvrage est disponible à l'achat sous format papier ou numérique sur les sites suivants:

librinova.com amazon.fr cultura.com fnac.com rakuten.com 

Extraits

Extrait 1

 

  Le feu d’un très haut soleil tombe en cascade d’arbre fluide accroché  au  firmament, s’épanchant sur le sol avant de disparaître sous terre. Il relie le ciel aux forces souterraines. Il s’écoule en lumière sanglante

parfois diaphane cherchant le point bas, le creux des flux telluriques. Et montant du sol, un courant fantôme efface la matière.  C’est il y a mille ans, cent ans ou bien c’est maintenant. Instant sans âge.

Quelqu’un marche le long d’une route étroite sur le causse du Larzac. Il se mouche avec difficulté. Sa respiration est un râle. Le visage émacié, il est en lambeaux comme ses vêtements et il avance à grand peine . Il passe entre une ferme en ruines où fume un feu de branchages et un troupeau de brebis qui pâture sur l’étendue pelée. Il s’assied sur un muret de pierres sèches pour y jouer un air de flûte. Il est au-delà de la fatigue, ce cheval spectral qui chemine à ses côtés.  Le visage hagard, le dos voûté, les traits tirés, l’homme regarde le pays. Personne ne l’attend ni ne l’entend. Il n’attend rien ni personne. Sa vie s’est éloignée du rivage comme une mer oublieuse du continent.

Extrait 2

Le faubourg

  

  La première fois qu’elle lui apparut, elle se tenait à la fenêtre derrière un garde-corps. Elle regardait la rue en ses allées et venues, le passage des piétons et des voitures. C’était une rue des faubourgs, plutôt large et spacieuse. Elle était bordée de bâtiments décrépits, au-dessus de boutiques indolentes : une crêperie, un cuisiniste, une couturière, un serrurier… Cela pouvait être n’importe quel faubourg au monde. Là où la ville s’évapore vers les terrains vagues.  De ci, de là sur les balcons, il y avait des géraniums. Dans la rue, deux ou trois chats erraient sur les trottoirs. La radio diffusait Year of the cat d’Al Stewart depuis un appartement aux fenêtres ouvertes. La jeune femme semblait fixer son attention sur un signe imperceptible. Une particule flottant dans l’air ? Un éclat de jour sur une vitrine ?

Il entrevit dans ses yeux, un je ne sais quoi de trouble. Il poursuivit son chemin vers l’oubli de cet instant. Lui revinrent les vers de Netzahualcoyotl, seigneur de Texcoco et poète.

 

Mes pensées fleurs peignent le monde

Mes pensées fleurs chantent le monde

J’entends les aras dans l’arbre fleuri

Mais verrai-je le bout de la rue ?


Commentaire de Hubert Haddad sur mes poèmes et ce roman:

 Merci également pour vos textes, l’écriture est tenue, lumineuse et sobre, avec un ton de véracité salutaire  ( évoquant en écho un Lucien Becker ou un René-Guy Cadou) et l’on voyage!

On trouve le même unanimisme dans le récit  (où l'on demeure en poésie) et sa dramatisation vécue
(« la psychiatrie, réponse biochimique au sens perdu »)  

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